« Gwoup Travay sou Sekirite », une nouvelle structure pour combattre l’insécurité en Haïti

Le Groupe de Travail sur la Sécurité (GTS), nouveau groupe de pression créé dans le but de forcer les autorités à rétablir la sécurité dans le pays, a annoncé, ce mardi 23 novembre, ses différentes stratégies de fonctionnement. Dans une conférence de presse donnée aux locaux du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Louise Carmel Bijoux, l’un des membres de ce regroupement a déclaré que cette structure compte proposer une série de stratégies pouvant aider à plusieurs niveaux dans le rétablissement de la sécurité.

« Nous allons converger nos forces afin de poser ces actions : représenter la société civile dans toutes les réunions avec l’État ainsi que des institutions étrangères sur la sécurité, encourager la Police Nationale d’Haïti à prendre les mesures nécessaires afin d’adopter d’autres stratégies pour combattre les gangs, organiser une campagne de sensibilisation afin d’inciter la population à travailler de concert avec la police », a énuméré d’entrée de jeu Louise Carmel Bijoux, membre de cette structure.

De son côté, l’ancien militaire Ashley Laraque croit qu’une solution militaire ou policière ne suffira pas pour endiguer le problème si l’aspect social de la question n’est pas touchée. « Nous sommes là pour faire pression sur les différents responsables du gouvernement afin qu’ils fassent leur travail correctement et sensibiliser la population », a précisé l’ancien militaire qui, du même coup, a fait savoir que les toutes forces vives de la nation ont une part de responsabilité dans cette situation tout en évoquant leurs indifférences par rapports aux enfants de rue.

Alors que le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Esperance, membre du GTS, en a profité pour dénoncer les faiblesses de la justice qui, selon lui, ne poursuit pas réellement les criminels de grands chemins. Plus loin, le défenseur des droits humains a ajouté que cette structure est créée dans le but de demander aux autorités de cesser la banalisation de la vie en Haïti. Il a tenu à rappeler que l’insécurité n’épargne ni les policiers ni les membres du système judiciaire.

Faut-il préciser que le GTS compte parmi ses membres l’ancien directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Mario Andrésol, le specialiste en sécurité James Boyard, la spécialiste en politique publique Emmanuela Douyon, l’homme d’affaires Bernard Craan, le Dr Prospère Charles pour ne citer que ceux-là. Beaucoup d’organisations de la société civile font partie de cette nouvelle structure.

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