« La République Dominicaine n’a pas tenu les promesses faites à Daniel Supplice », dénonce le GARR

Dépêché en territoire voisin suite à la récente incidence diplomatique, l’émissaire haïtien, Daniel Supplice, avait fait savoir que la République Dominicaine a promis de surseoir à la déportation des femmes haïtiennes enceintes. Au lendemain de sa déclaration, 400 migrants haïtiens ont été renvoyés en Haïti, dont des femmes en état de grossesse. Face à cette situation, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Refugiés (GARR) dénonce, ce mardi 23 novembre 2021, la non-tenue des promesses faites par la République voisine qui, au passage, continue la violation des droits des migrants.

Ces 400 migrants ont été rapatriés dans les villes frontalières de Ouanaminthe et de Belladères au lendemain de la déclaration de M. Supplice. Parmi eux, il y avait des femmes enceintes et des enfants en bas âge. Pour le GARR, cela prouve que les autorités dominicaines n’ont aucune volonté de suspendre la violation des droits des migrants. Également, c’est un signe montrant qu’elle ne compte pas respecter les engagements pris par devant l’émissaire Daniel Supplice.

De 1er au 18 novembre, environ 1 541 personnes ont été renvoyées de la République Dominicaine, poursuit le GARR. Parmi elles, il y 153 femmes enceintes, 9 qui font de l’alaitement et 128 enfants dont 76 filles et 52 garçons, regrette l’institution qui précise que ces rapatriements ont été effectués dans des autobus.

« Après leur arrestation, les migrants ont été transférés dans des camps avant d’être rapatriés. Là-bas, ils ont rapporté que leurs droits ont été bafoués. Des soldats et des agents de la migration les maltraitent et ont même introduit leurs mains dans les culottes des femmes, sous prétexte de fouille, mais ils ont profité pour faire des attouchements sexuels », condamne le Groupe d’Appui aux Rapatriéx et aux Refugiés (GARR).

Par ailleurs, il faut dire que Luis Abinader, le Président dominicain, a martelé qu’il n’a fait qu’appliquer les lois sur la l’immigration dans son pays. Ce, pour tenter de justifier les déportations des femmes haïtiennes enceintes en dépit des divers appels lancés par plusieurs organismes.

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